Amel et les fauves


Amel est ouvrière dans une usine à Tunis. Son patron la met en relation avec un homme d’affaires qui peut permettre à son fils d’intégrer le club de foot local. Profitant de la situation, l’homme tente d’abuser d’elle. La police les surprend mais c’est Amel qui est finalement déclarée coupable d’attentat à la pudeur et d’adultère. A sa sortie de prison, elle part à la recherche de son fils dans les soirées underground de Tunis, peuplées de prédateurs et d’une jeunesse en quête de liberté.


Le dédale de Tunis

Note : 3 sur 5.

La Tunisie appartient plus que jamais à la jeunesse. Amel et les fauves en dépeint le souffle de liberté qui en découle, mais également ses contradictions en croisant intimement les regards de deux générations qui s’éloignent de plus en plus.”

Mehdi Hmili revient sur des traumatismes qu’il souhaite exorciser, histoire de les confronter une dernière fois avant de tourner la page selon ses dires. Son passé comme footballeur professionnel ou ses déboires avec la rue, le cinéaste projette tout le drame de sa famille dans ce film. Après avoir brossé le portrait d’une jeunesse amoureuse en pleine révolution (Avanti, Thala mon amour), le cinéaste s’attaque aux conséquences de la libération du peuple tunisien, notamment à travers une jeunesse qui ne recule devant rien pour s’évader à tout prix.”

“Amel arrive toujours après la guerre ou un acte de rébellion de trop qui va enfermer son fils dans une spirale de déni et de fuite sans destination. Ce jeu de miroirs est justifié par un cran de retard ou encore un décalage radical avec la dernière génération, plus libérée et qui souhaite prendre sa vie en main et par tous les moyens. Amel et les fauves en est le testament et saisit l’opportunité de contrer la censure, par la force de ses images poétiques et de son discours engagé. Mais ce qui prime par-dessus tout, c’est cette fameuse lettre d’amour d’une mère à son fils, une sensation qui ne trompe pas et qui relève dans le même temps tous les maux d’une société sans doute archaïque, sinon cynique.”


Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné : Amel et les fauves : le dédale de Tunis.

Catégories :Drame, ThrillerTags:, , , , , ,

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :