Avatar : La Voie du Succès


Beaucoup se questionnent sur la portée et la pertinence de la ressortie d’Avatar, remastérisé en 4K et passé à l’étalonnage HDR, en 2D et en 3D, au cinéma. Pourtant, elle répond à plusieurs nécessités, avant même de greffer ce chef-d’œuvre numérique à un univers ouvert, de franchise, qui nous attend dans les salles cet hiver.


Je ne vais pas m’attarder sur l’analyse du film dans toute son écriture. Si vous souhaitez connaître mon avis dessus, n’hésitez pas à vous reporter sur ma critique complète, juste ici. J’ai beau apprécié le film, dans l’état et le format dans lequel je l’ai découvert, mais il ne serait pas raisonnable de ne pas tomber amoureux de cette version des plus abouties.

Ce qui est intéressant d’étudier avec cette reprise, c’est bien la refonte graphique de la 3D, ainsi que l’emploi d’autres outils visant à fluidifier certaines séquences au visionnage. Ce fut l’occasion pour moi de le découvrir « pour la première fois au cinéma et surtout en 3D ». L’ayant loupé sa sortie en 2009 et ne l’ayant vu que 3 ans après sa sortie officielle, au format 2D DVD classique, on m’a bien fait comprendre que l’on passe à côté de beaucoup d’émotions et de profondeur dans le travail de la mise en scène, exclusivement pensée pour l’usage des lunettes que l’on porte finalement peu ou plus du tout depuis plusieurs années, la faute à son usage exclusivement commercial et marketé de manière outrancière sur des œuvres qui jouent maladroitement sur des gros plans.

Il est rare de retrouver cette technologie mise entre les mains du projet qui façonne son récit avec un langage accru de la 3D. En pensant à quelques œuvres de Robert Zemeckis (Le Pôle Express, Beowulf, The Walk), on peut en comprendre l’utilisation et le vertige que l’on déploie. Et avec Avatar, c’est typiquement la même chose, mais avec un sens de l’écriture, propre à son auteur. Le film était dans les tiroirs depuis les années 90 et l’idée de suites attendait patiemment jusqu’à maintenant pour des raisons techniques. La maîtrise de la motion capture et le sens affûté du mouvement sont acquis par le cinéaste, qui n’a pas cessé de limer son matériel de base pour en dénicher toute sa splendeur. Il est donc resté en retrait, comme producteur, dont on imagine l’implication évasive pour certains projets, fraîchement d’un cocon qui ne demande qu’à mûrir.

Alors que nous a concocté ce technicien du grand spectacle, lui qui a le sens des suites (Aliens, Terminator 2) ? Si l’on n’a jamais croisé le regard avec ce chef-d’œuvre numérique, on ne pourra que s’époustoufler du résultat. Pour ceux qui l’auraient déjà vu, il serait tout de même dommage de passer à côté de cette version, sucrerie alléchante et gage d’un avenir solide pour la saga. Quelques scènes additionnelles/coupées servent de transition. La petite histoire est donc prête à rejoindre la grande avec impatience.

Ce second regard attire ainsi notre attention sur les détails et la composition de l’image. Les lunettes vous paraîtront peut-être un peu lourde pour cela, mais les modifications ont enfin pallié la perte de luminosité, chose que je plaignais amèrement lorsque l’on s’engage dans une scène nocturne. Pourtant ici, tout est vivant, même de nuit. Pandora vit et cette essence lumineuse qui circule entre tous les êtres vivants est visible à chaque instant. La peau des Na’vi est d’ailleurs impeccable. Et pour accompagner cet élan, la bande-originale du regretté James Horner nous frappe toujours. Ce dernier recompose d’ailleurs certains de ses anciens morceaux pour en délivrer une toute nouvelle expérience, que l’équipement Dolby Atmos permet à présent de la transcender.

La ressortie du premier volet fait indéniablement monter la sauce sur l’exploration marine et sous-marine de « Avatar : La Voie de l’Eau », dont on nous présente un extrait en milieu de générique. La motion capture sous l’eau est sensationnelle, à croire qu’avec « Titanic » et « Abyss », Cameron a également fini par trouver sa voie au cœur de cette ressource naturelle.

Si vous pouvez en profiter, n’hésitez pas à (re)découvrir cette aventure, entre le culte de la nature et celui d’une vie que l’on choisit de défendre et d’aimer, simplement parce que l’on peut y renaître.


Catégories :Action, Aventure, Science-FictionTags:, , ,

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :